Bolivie et Chili

Avril 2019

Les plateaux andins, les lamas, les lagunes aux milles couleurs, les cholitas, les cordillères en guise de frontières…
Deux ans après le Pérou, l’appel de l’Amérique Latine s’est fait ressentir ! Ce voyage n’aura pourtant pas manqué de fraîcheur et nous aura bien – sans mauvais jeu de mots – coupé le souffle ! Je vous embarque à plus de 4000 mètres d’altitude ! « C’est parti mon kiki » ! (un taximan nous a sorti ça, si señor !)


Itinéraire de 18 jours

Dire que nous avons fait l’entièreté de la Bolivie serait mentir : le pays de 11 millions d’habitants (soit l’équivalent de la Belgique en terme de population) est nettement plus vaste : 1 099 millions de km² (soit 36 fois la Belgique !). Autant dire qu’en moins de 3 semaines, impossible de tout faire mais nous avons eu, je pense, un très bon aperçu de 5 des 9 départements composants « l’estado plurinacional de Bolivia », de son nom officiel.

Mon rêve depuis 2008 (merci Pékin Express et son édition « La route des Incas » !) était de découvrir l’immensité du Salar de Uyuni. Nous avons été bien au-delà de mes espérances avec cet itinéraire. D’ailleurs, au fur-et-à-mesure de mes recherches, il devenait évident que nous ne pouvions pas nous stopper net, à la frontière entre la Bolivie et le Chili, au risque de manquer les merveilles du Nord du Chili, et la région de San Pedro de Atacama… qui elles dépassent les frontières sans souci !

Astuce : N’hésitez pas à zoomer sur la carte et à cliquer sur les points d’intérêt pour découvrir les destinations !


Mon carnet de voyage

Accédez facilement aux différentes étapes de l’itinéraire ci-dessus… Mes « incontournables » sont en gras !


Jour 1

Bruxelles – Santa Cruz – Sucre

Départ en fin de journée de Bruxelles après une journée de travail bien remplie et une dernière frayeur concernant un vol interne (merci Lorenzo !). Remis de nos émotions grâce à une bonne bière nous décollons direction Santa Cruz de la Sierra, premier stop de notre voyage qui s’annonce… riche en émotions !

Sans transition climatique, il fait humide et chaud : ça y est, nous sommes en vacances ! Nous arrivons le jour de Pâques, tôt, tout est fermé et des Boliviens attendent déjà devant la Cathédrale, sur la Plaza 24 de septiembre. Je suis déjà émerveillée devant les couleurs de l’Amérique Latine et dégaine mon appareil photo à tout va : « Ca y est, nous sommes VRAIMENT en vacances ! »

Nous décidons de sortir du centre (nous reviendrons de toute manière en fin de séjour à Santa Cruz) et nous dirigeons, à pieds, en direction du Rio Pirai pour grignoter un morceau aux « cabañas » (notamment des cuñapes et de la langue de boeuf). 5km à pied tout rond ! Et changement de décors total !

Mais visiblement, il ne s’agit pas de la meilleure idée qui soit : un taximan nous informera plus tard que des gens se sont fait dérober là-bas… On aurait été chouette au 1er jour de notre périple !

Retour à l’aéroport de Santa Cruz, pour cette fois-ci s’envoler vers Sucre. Le road-trip a bel et bien enclenché la vitesse supérieure !

Notre soirée est bien animée malgré notre décalage horaire et la vadrouille de la journée : nous dînons contre toute attente Vénézuélien (et non bolivien, sachant que parfois, la diversité culinaire nous manquera !) et après plusieurs Potosina (bière de Potosi) à l’auberge, et de multiples « hé … héééééé » lancés par les danseurs-ses bolivien-nes, il est temps pour nous d’aller recharger les batteries.


Jour 2

Sucre

La visite de la capitale « constitutionnelle » du pays ! On s’offre le luxe d’une visite guidée. C’est toujours bien je trouve en début de road-trip, de poser les bases de l’Histoire du pays, des dates clés, de sa culture et ses coutumes.

Le guide nous a conduit, entre autres, au couvent de la Recoleta, qui offre une vue imprenable sur la ville blanche.

L’après-midi, direction un autre couvent : le couvent de San Felipe de Neri. Au contraire de ce matin, nous voulons le visiter sur les bonnes recommandations de mon Petit Futé. Mais… il faut déjà trouver l’entrée ! Sur une petite sonnette qui ne paie pas de mine se sont ouvertes les portes de l’ancienne capitale coloniale et nous avons littéralement pu gambader sur les toits de la ville. Magique !

Notre visite de Sucre s’achève par … du sucre et des pâtisseries (!) sur le chemin en allant à la gare routière, où nous prenons le bus direction Potosi à 3h de route.


Jour 3

Potosi

Les portes de l’Enfer.

Le contraste est frappant : Sucre, la blanche, l’accueillante, la souriante.
Potosi, rouge sang, marquée au fer rouge par des siècles d’exploitation de sa célèbre mine d’argent, le Cerro Rico. L’ancienne cité coloniale respire la tristesse, et l’incertitude de son avenir. Les boliviens nous paraissent plutôt froids, comme réticents de tout ce qui attrait à l’Occident. Peut-être des restes de la colonisation… et des 8 millions d’hommes et d’enfants qui ont péri dans cette montagne « qui mange les hommes ».

Nous tenons à visiter le Cerro Rico afin de mieux comprendre. On nous donne casques, lumières, bottes, vêtements pour nous protéger… J’ai tendance à penser à du folkore pour amuser la galerie… mais tout l’attirail nous est bien utile pour nous faufiler au fin fond des « socavones ». Cette visite « sociale » – notre guide bolivien a fortement insisté sur ce terme, ayant lui-même été mineur enfant, avec son père et son oncle – s’est avérée très physique : marcher dans des tunnels très étroits et sombres, le dos courbé ; ramper ; se hisser pour atteindre un autre niveau… Claustrophobe s’abstenir ! Notre visite ne dure que quelques heures… et nous avons déjà un infime aperçu de la condition de ces mineurs. La mine d’argent est toujours exploitée à l’heure actuelle, par des coopératives et sans aide de l’Etat. Le guide nous assure que d’ici 30 ans, elle ne sera plus exploitable et que tous ces gens, toutes ces familles, devront se réorienter, déménager, voire quitter Potosi. On sent dans ces propos qu’il est attristé qu’on laisse peu à peu cette ville devenir fantôme, et même en colère.

On laisse wagons et dynamites dernière nous pour retourner au coeur de la ville. Potosi a fait le grand écart le plus important de Bolivie ! Autrefois la plus imposante en termes de richesse et de nombre d’habitants, aujourd’hui désertée, elle est devenue la ville avec le plus faible PIB des 9 départements de Bolivie. Ceci ne lui enlève pourtant pas son charme naturel, au détour des ruelles…

Après cette claque humaine, au corps de Lorenzo d’être tout remué ! Nous avons un peu vite passé les étapes d’acclimatation, et sommes passés directement à plus de 4000m d’altitude (4800 quand nous étions au sommet du Cerro Rico) !

Pour nous requinquer, nous décidons d’aller à Tarapaya, aux bains thermaux « los ojos del inca ». Le périple 1/ pour trouver le bon bus (dans l’agitation du marché, des différents stands, des taxis, micros ou autres trufis !), 2/ pour pouvoir entrer dans le site semi-légal, valait la peine ! Pour être honnête, on ne sait pas très bien ce qu’il s’est passé : nous avons dû nous cacher, attendre qu’un contrôleur parte, et le couple de boliviens qui gère le site nous a finalement laissé nous baigner, non pas dans le lac (a priori dangereux à cause de tourbillons…), mais dans une piscine naturelle. L’eau à 30°, un décors irréel… Que demander de plus ?

Retour sur Potosi, et il est déjà temps de partir pour Tupiza ! On se rend à la gare routière pour prendre un bus Oglobo. Petite frayeur encore : notre bus cama – bien que réservé – n’a plus de places dispos ! Mais la petite dame d’Oglobo nous a trouvé une autre solution : un bus d’une autre compagnie (Trans-Salvador je crois), et nous voilà embarqué pour 6h30 de route dans notre bus couchette ! Arrivée prévue à 3h30 du matin… !


Jour 4

Tupiza
& ses environs

Arrivée sans encombre à 3h30… et nous réservons notre excursion triathlon du « lendemain » (ou plutôt, des quelques heures suivantes). Seul et unique triathlon que je ferai à mon avis dans ma vie : il se compose de jeep (facile), de cheval (ça passe) et de VTT (attention aux routes sableuses !).

On démarre avec notre chauffeur bolivien, vers la quebrada Palala (ce sont des gorges), qui offre une vue incroyable sur cette partie de Bolivie, souvent boudée par les touristes. Et pourtant, ils ne savent pas ce qu’ils manquent !

Nous rebroussons chemin pour nous diriger, à dos de cheval, vers la puerta del Diablo, la valle de los Machos (du fait des formations rocheuses phalliques), et nous déjeunons au creux du cañon del Inca. C’est aride et ambiance totalement western ! Nous sommes seuls au monde … La Bolivie réserve décidément pleine de surprises !

Puis, au guidon de notre bolide, nous dévalons les pentes de Toroyoj, qui surplombe le rio San Juan et la quebrada seca. De mon point de vue, le clou du spectacle !

Quelle agence ?
Vu notre arrivée très matinale (à 3h30) et le début des excursions à 8h, pour ne pas « perdre » notre temps sur place à chercher une agence, je m’étais déjà renseignée en ligne, avant notre voyage.
Nous sommes passés par l’agence Tupiza Tours , même agence que pour notre excursion au Salar de Uyuni, prévue le lendemain. Ils ont d’ailleurs été super arrangeants ! A la base, ce triathlon devait nous faire passer par La Poronga et la Valle de Salo (inclues dans l’excursion du Salar, dans le sens Tupiza-Uyuni). Etant donné que nous la faisions avec eux le lendemain, ils ont accepté sans problème de nous faire découvrir d’autres endroits, afin qu’on ne passe pas deux jours de suite au même endroit !


Jour 5

Valle de Salo, Huaca Huañusca & Uyuni
Début du road trip vers le Salar de Uyuni et le Sud Lipez

Pourquoi passer par Tupiza pour rejoindre Uyuni ?
Oui, c’est un crochet pour aller de Potosi à Uyuni, mais qu’est-ce que ça vaut la peine !
Notre parcours est un peu atypique, dans le sens où, normalement, les voyageurs passent par Tupiza pour se rendre dans le Sud Lipez par le Sud, et ainsi faire le tour « à contre-sens » du sens classique pour éviter tous les 4×4 dans le désert de sel, et terminer leur boucle en apothéose par le Salar d’Uyuni (avant de retourner dans la pire ville de Bolivie… Uyuni).
Etant donné que nous envisagions de passer la frontière et terminer à San Pedro de Atacama (SPA) au Chili, nous aurions pu faire le tour classique (Potosi – Uyuni – Salar – et au lieu de rentrer sur Uyuni, pousser jusqu’à SPA).
Au lieu de ça, nous avons ajouté l’étape Tupiza : j’avais lu tellement de bonnes choses sur Tupiza et ses alentours, que je ne voulais pas manquer cela ! Et je le conseille vivement !

Réveil matinal pour le grand départ tant attendu ! Dans moins d’une journée, à nous le Salar d’Uyuni ! Mais pour l’heure, une belle journée sur la route nous attend, avec notre « chauffeur » Santos. Je n’aime pas le mot chauffeur, mais en Bolivie, c’est comme cela dans les agences…
Nous avons le privilège de commencer notre road trip à 3 (l’avantage de notre excursion atypique) et le plaisir de goûter au « restau Toyota » comme Santos le dit ! Car en effet, sur la route, il n’y a rien, pas âmes qui vivent – ou du moins très peu, surtout si on enlève le nombre de llamas et de vicuñas croisés !

Rien si ce n’est des merveilles de la nature … Ne serait-ce pas le promontoire où le Roi Lion a été proclamé Roi ?! Le voyage en Afrique le temps d’un instant c’est même poursuivi lorsque, toujours au milieu de nul part, nous sommes tombés sur un désert de sable !

Nous arrivons à Uyuni. Léger rappel d’Aguas Calientes au Pérou (ville avant le Machu Picchu), dans le sens où c’est LA ville de touristes par excellence. Mais qu’importe ! Une nuit, et nous y serons !


Jour 6

Salar d’Uyuni

Nous rejoignons Santos pour la suite de l’aventure, accompagnés désormais de deux Uruguayennes et un couple de Brésiliens. Notre road trip ensemble va durer 3 jours. Passage obligé par le cimetière de train à Uyuni, qui était l’un des plus grands nœuds ferroviaire du pays. L’arrêt aurait sûrement valu la peine avec moins de touristes et davantage d’explications. Il faut dire que nous allons tous au même endroit… ! Et que la traversée du Salar doit se faire accompagnée d’un guide pour des mesures de sécurité.

Et puis… enfin… C’est le grand blanc.

Le Salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, avec ses 10 000 km² de sel, à 3600 m. On le sait moins, mais sous cette couche de sel se cache un trésor : plusieurs centaines de millions de tonnes de lithium …! J’espère que ce ne sera pas un cadeau empoisonné, convoité par les autorités ou des sociétés prêtes à sacrifier cette merveille pour puiser ce que le sol réserve…

Après plusieurs arrêts dans ce blanc immaculé pour quelques clichés clichés (mais j’assume !) nous faisons un nouveau stop à la Isla Incahuasi (Maison de l’Inca en Quechua). Attention à ne pas vous faire piquer : des milliers de cactus géants y ont élus domicile depuis fin 2002. Milliers de cactus, et centaines de touristes aussi…! Ceci dit, le souvenir de ce moment en est resté très positif, et depuis l’île, nous avons pu admirer le début de coucher de soleil sur ce désert…

Nous avons poursuivi notre route, le chauffeur s’est mis à accélérer subitement ; nous avons fini par comprendre : il voulait que nous arrivions à temps au miroir d’eau formé sur le Salar afin de voir le soleil se refléter complètement dans l’eau et le ciel passer par toutes les couleurs. Indescriptible.

Ce jour-ci, nous sommes allés de surprises en surprises, puisque nous avions fini notre journée dans … un hôtel de sel ! Tout était en sel : les murs bien sûr, mais aussi les tables où l’on mangeait, les bancs, le lit ! Nous étions persuadés que c’était un supplément à prendre, mais visiblement, c’est inclus via l’agence Tupiza Tour !


Jour 7

Road trip de lagunas en lagunas

Cette troisième journée de road trip nous a amené à plusieurs lagunes, en passant par le Salar de Chiguana : lagunas Cañapa, Hedionda, Tiercota, Honda… toutes plus belles et sauvages les unes que les autres ! Qui dit sauvage, dit rencontre avec des vicuñas qui gambadaient par là, et les flamants roses qui investissaient complètement les lieux.

Reprise de la route, direction le désert de Siloli avec son très célèbre arbol de piedra. Bien que ce site soit emblématique (tout au moins dans les magasins de souvenirs) le froid glacial, le vent et même la neige (!) m’a un peu fait déchanter ! Nous étions arrivés désormais à 5000m d’altitude, nous les avons sentis passer !

En redescendant à la Laguna Colorada (4200m d’altitude), nous n’avons pas pour autant gagné beaucoup de degrés ! Cependant, les couleurs de cette lagune, parsemée de rose avec les flamants flamboyants, ont permis de nous réchauffer le coeur !

Je croyais avoir vécu le pire niveau température, mais non ! Le pire a été lors de notre nuit dans le refuge ! Bon, il faut dire que je suis frileuse de base (mon père m’appelle cul-gelé) mais il fallait bien tout : les grosses chaussettes, le pull tricoté en laine d’alpaga, le sous-pull polaire, le sac de couchage (à ne pas oublier !), quelques couvertures du refuges…! Mais nous avons bien ris avec nos colocs d’un soir, les Uruguayennes qui partageaient le road trip avec nous, c’est l’essentiel !


Jour 8

De la Bolivie au Chili,
du Sud Lipez à San Pedro de Atacama

Réveil aux aurores (heureusement !), très chargé et fabuleux : après un petit dej qui réchauffe vers 4h du matin, direction les geysers Sol de Mañana. Il faisait encore nuit, au fur et à mesure, nous sentions le souffre s’échapper de la Terre, et les eaux jaillir du sol ! Eclairés à la lumière des phares, le spectacle était irréel (le Futuroscope et sa féerie des eaux n’a qu’à aller se rhabiller !).

Si comme moi vous n’avez guère envie de vous doucher dans le refuge où l’eau n’est pas chauffée, pas de soucis (blague!) : les aguas calientes Polques vous attendent au bout du périple au lever du jour ! Les eaux à plus de 35° sont plus que salvatrices, et voir le lever de soleil dans votre bain en pleine nature restera à jamais gravé dans votre mémoire, promis !

Quelques derniers stops avant de passer la frontière bolivienne à Hito Cajon, notamment dans le désert de Dali, puis à la laguna verde au pied du volcan Licancabur (5960m d’altitude) et à la laguna blanca… et nous voilà séparés de Santos et nos compagnons de voyage.  ¡ Adios amigos, fue un placer!

Après quelques formalités administratives dans une cabane bolivienne perché sur la cordillère des Andes, un tampon supplémentaire sur nos passeports, l’attente de notre bus, puis le temps de montrer à la frontière nos bagages : nous voilà catapulté au Chili, un monde parallèle lorsque l’on vient de Bolivie ! Pour vous donner une idée, le PIB par habitant au Chili est 5 fois supérieur à celui de Bolivie ($15,300 contre $3,400, chiffres de 2017).

Changement de cap total lorsque nous sommes arrivés à San Pedro de Atacama (SPA) : après les étendus désertiques, le calme, la nature, la déconnexion totale : retour à la civilisation et place au tumulte de la ville, saupoudré de touristes en veux tu en voilà ! Ca c’est pour le côté négatif, et contrasté par rapport au Sud Lipez. Ceeci dit, nous étions aussi heureux de retrouver un certain confort, nous poser, manger à « l’occidental ». Nous avons fait plusieurs restaurants à SPA – adresses plus bas – qui valent vraiment la peine ! Nos papilles en étaient ravies 🙂

Pourquoi San Pedro de Atacama ?
Il s’agit de la ville chilienne la plus proche de la frontière bolivienne et est LE point de chute (ou le point de départ) des circuits organisés. Nous nous sommes toujours débrouillés par nos propres moyens pour tracer notre itinéraire, que ce soit au Chili ou en Bolivie, mais il nous a semblé plus pratique de rester plusieurs jours à SPA pour explorer les environs (il y a tellement à faire !) et nous remettre des ces quelques jours dans le Sud Lipez.


Jour 9

San Pedro de Atacama
Valle de la Luna

Nous avons choisi de nous rendre à la Valle de la Luna à vélo. Beaucoup d’excursions de quelques heures sont proposées pour l’équivalent de 25 ou 30€. La Valle se trouve seulement à 13km du centre de SPA, et il est possible de louer des vélos dans le centre à la demie-journée ou à la journée (entre 6 et 12€). Deal !

En plus de profiter pleinement de la Valle, de ses descentes (mais aussi de ses montées !) et de ses différents spots, cela à l’avantage de ne pas se trouver en même temps que tous les touristes qui débarquent en masse dès le début de l’après-midi. Il faut donc privilégier la matinée : il fera moins chaud et le soleil brûlera moins (petit conseil d’amis : n’oubliez pas la crème solaire sur les… MOLLETS !).

Une fois l’entrée du parc national passée (entrée payante), à vous la Lune ! Parmi les spots les plus impressionnants : l’immense dune de sable, impressionnante de par sa taille mais aussi par sa localisation… C’est vrai, qu’est ce que fait tout ce sable sur la Cordillera de Sal ?

Les bonnes adresses de San Pedro de Atacama
– La Picada del Indio : Simple, efficace, typique et un super bon rapport qualité-prix : nous y sommes même allés 2 fois ! Ce resto est tellement populaire que nous avons du partager notre table avec un autre couple Suizo Polonais, convivial !


Jour 10

San Pedro de Atacama
Mirador de Kari & Lagunas Escondidas

Parce que je n’avais pas mal aux fesses (blague !) et surtout parce que Lorenzo voulait faire un « petit » footing sur la Cordillera de Sal : hop, on est reparti loué un vélo pour moi, direction le Mirador de Kari (avec sa Piedra del coyote) par la même route que la Valle de la Luna. Je vous préviens, l’allée grimpe, mais le retour sur SPA, ce n’est que du bonheur, sans parler du mirador lui même !

L’après-midi, nous nous sommes octroyés une excursion pour goûter au plaisir de la flottaison dans ses lagunes salées ! Nous avons beaucoup hésité entre la Laguna Cejar et las Lagunas Escondidas (ou aussi Laguna Baltinache). La Laguna Ceja étant proposé par tous les opérateurs de la ville, nous avons opté pour l’autre Laguna, en espérant avoir moins de monde !

Bon, il y avait pas mal de gens il faut l’avouer, mais … vale la peina! Toutes ces nuances de bleus, ce blanc du sel, cette sensation de ne rien peser, s’amuser comme des petits fous… Et pour couronner le tout, petit apéro Pisco pour bien terminer la journée, que demander de plus !


Jour 11

San Pedro de Atacama

Matinée chill à la piscine de notre « campement » (nous dormions dans une sorte de bungalow en forme de tipi, dans un camping). Trop de farniente tue le farniente : nous avons improvisé une rando vers Pukara de Quitor, une cité pré-colombienne, à 3km de SPA, en longeant la rivière à la sortie de la ville.

La forteresse du site archéologique surplombe la vallée de SPA. A noter que l’entrée est payante. Au-delà des vestiges à voir (après le Machu Picchu, vous serez sûrement déçus), l’ascension est exceptionnelle : du haut de la cité, vous pourrez admirer la Valle de la Muerte et ses formations rocheuses impressionnantes d’un côté ; contraste saisissant avec la vallée verdoyante de Pukara de l’autre côté. Je peux vous le dire, le drone a droné !


Jour 12

Retour en Bolivie – La Paz
via Calama et Oruro

Dernière matinée dans la ville d’adobe… ! Puis, début d’après-midi, nous avons pris un bus de San Pedro de Atacama à Calama (la bien nommée « Calamidad » – et nous avons compris pourquoi !), afin de prendre un bus de nuit Calama-Oruro. En effet, le trajet dure 15h (bus de 22h à 13h le lendemain normalement) … sans compter le passage de frontière que nous avions complètement sous-estimé ! Il nous aura fallu quasi 2h pour passer la frontière, vers 7h du matin ; nous avons attendu sans trop vraiment savoir quoi. Au contraire de la frontière à Hito Cajon, là, c’était plus chaotique : beaucoup plus de monde, beaucoup plus de bagages à fouiller, de passeports à contrôler, et beaucoup moins de personnel !

[Petite parenthèse : nous, Européens, ne nous rendons pas compte de la chance que nous avons lorsque nous souhaitons voyager ! C’est simple, c’est rapide, c’est facile : soyons en conscient !].

Une fois arrivée à Oruro vers 15h, et dans l’espoir de nous délasser après ces longues heures de bus (qui nous aurons quand même permis de finir la fin de la saison 8 de Game of thrones !) nous comptions découvrir Oruro, bien connu pour son festival.
Malchance : une pluie battante, la première en 13 jours, s’est abattue sur nous.
Comble de malchance : nous étions le 1er mai, jour férié également en Bolivie, et notre bus Oruro-La Paz, de la compagnie Trans-Atlas (bien que réservé à l’avance) a été annulé sans la moindre communication ! Nous avons dû retrouver un autre bus pour espérer arriver à La Paz. Bon, ces petites mésaventures auront eu le mérite de nous faire découvrir le meilleur poulet de notre vie (certainement dans l’endroit le plus sale d’Oruro à côté de la gare routière, mais ça c’est une autre histoire 🙂 ).

Finalement, nous sommes arrivés à La Paz, vers 22H.


Jour 13

La Paz

La Paz pour terminer notre séjour !

Le retour à la Bolivie, la vraie, l’intense. La ville grouille de partout. Elle brille par ses différentes facettes : d’un côté populaire, notamment dans le quartier d’El Alto, d’un autre ultra moderne, avec ses téléphériques tout récents et performants ; d’un côté citadin, avec ses maisonnettes de fortune de toute part au fond de la « cuvette », d’un autre montagnarde, avec ses sommets qui l’entourent.

Nous avons commencé à découvrir la ville par le tour « classique » dans le mercado de las brujas (marché des sorcières, célèbre entre autres pour ses fœtus de lamas…!), la plaza mayor avec la iglesia San Francisco, puis via el Mercado Lanza nous nous sommes dirigés vers l’ancienne rue coloniale Calle Jaen.

La découverte du téléphérique de La Paz est impressionnante… Tout un monde insoupçonné se dévoile sous nos yeux.

La fin de journée a été davantage hors des sentiers battus en nous rendant via la ligne rouge du téléphérique à El Alto. Le but (non non, ce n’est pas une blague) : voir un combat de Cholitas, c’est à dire de femmes boliviennes (Cholitas Luchadores), tout en traversant le marché GI-GAN-TESQUE d’El Alto. Tout un programme !

Le marché d’El Alto, c’est une braderie de vêtements, un Ikéa bolivien, des marchand(e)s de pièces détachés en tout genre, mais aussi une poissonnerie, un jardin, une boucherie, Mediamarkt… le tout à ciel ouvert et sur des kilomètres ! J’avais lu qu’il fallait faire très attention car ce n’était pas bien fréquenté. Nous n’avons pas eu de souci, mais vu le monde, c’est vrai qu’il vaut mieux faire attention, on n’est jamais à l’abri de pick pocket qui verrait un touriste égaré !

Gardez les yeux ouverts lorsque vous prenez la ligne rouge du téléphérique !
Lorsque vous vous rendez à El Alto, vous survolez le quartier de Chualluma : vous ne pourrez pas le louper, il s’agit d’un quartier entièrement coloré avec de nombreuses fresques murales – street art – dans le cadre du projet « Mi Barrio, Mi Hogar », soutenu par le président Evo Morales (dont on voit le visage partout dans la ville) et le Ministère du Logement . Il s’agissait d’un quartier défavorisé, où les constructions au mur d’adobe se dérobaient… Lorsque la ligne rouge a été construite, il a (sûrement) fallu redorer le blason du barrio désormais visible de tous (Boliviens et touristes) : résultat des courses, le Gouvernement a reconstruit les habitations, développé un programme de santé et les conditions de vie se sont améliorées… Un mal pour un bien !

Les Cholitas : un touriste bolivien rencontré lors de notre road trip dans le Salar nous en avait parlé et nous avons voulu tester. Nous y sommes allés par nos propres moyens mais visiblement, des agences proposent ces « tours » (je ne connais pas le tarif). C’est potache, c’est fake comme le catch, les tours ne sont pas forcément tous bien rodés, mais je dois dire, c’est plutôt fun ! Il y a une majorité de touristes, et une poignée de boliviens venus se divertir.


Jour 14

La Paz
Valle de la luna & Muela del Diablo

Vers la plaza Avaroa, nous avons pris un micro (mini bus local) pour nous rendre à la Valle de la Luna, bolivienne cette fois-ci ! Refusant toujours toute excursion payante, nous y sommes allés par nos propres moyens, mais je dois dire, nous avons pas mal galéré à trouver LE micro qui allait dans cette direction. Il y a tellement de micros… Difficile de se repérer ! La Direction à suivre : (Pedregal?).

Si vous avez fait la Valle de la Luna chilienne, celle-ci peut vous sembler riquiqui. Cependant, nous nous sommes bien amusés à vagabonder sur ce site, quand bien même beaucoup plus petit (incomparable avec le Chili où il faut une bonne demie journée pour la parcourir en vélo ; ici, il faut seulement 1h/1h30 en fonction du nombre de photos prises 😉 !).

D’ici, nous nous sommes rendus en taxi, après un peu de négociation, à la Muela Del Diablo (littéralement, la molaire du Diable). Le taxi nous a amené jusqu’en haut ! (Nous ne voulions pas risquer de faire le retour à la tombée de la nuit). L’excursion nous a offert un magnifique point de vue de l’autre côté de la Paz, une Paz qui s’est avérée beaucoup plus verte que quelques heures auparavant !

Nous sommes redescendu à pieds (prévoir une bonne heure et demie, deux heures). De Pedregal, nous avons repris un micro pour rentrer à la Paz. Nous nous sommes arrêtés au Parque Monticulo, romantique à souhait, parfait pour terminer la journée.


Jour 15

Santa Cruz de la Sierra,
retour au point de départ

Dernière journée à La Paz : il est temps de dire au revoir à la ville, à ses 1000 contrastes générationnels & culturels, ses belles couleurs, ses habitant(e)s… La Paz, tu as été beaucoup plus riche qu’esperé !

Nous avons repris un vol interne La Paz – Santa Cruz. Retour au point de départ, et pourtant, c’est sous un tout autre angle que nous avons appréhender la ville. Si elle nous avait semblé « froide » lors de notre arrivée (du fait du jour de Pâques férié, où rien n’était ouvert), ici elle était plus que vivante. La Plaza Mayor était bondée, en pleine nuit, de jeunes et de familles !


Jour 16 & 17

Vol retour jusqu’à Bruxelles

Après une matinée détente sur les toits de notre hôtel qui donne sur la plaza des armas, direction l’aéroport pour Bruxelles. Toutes les bonnes choses ont définitivement une fin… ¡Hasta pronto Sur America!

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