Pérou

Avril 2017

Il y a quelques années, j’avais eu un petit aperçu du continent Sud Américain, en me rendant en Guyane, pour mon 20ème anniversaire.
Cette fois-ci, l’idée était vraiment de découvrir la vraie Amérique Latine : rencontrer les descendants d’une civilisation pas si lointaine, les Incas ; goûter à leurs traditions ; vivre au rythme péruvien ; être bercée par les langues chantantes parlées au Pérou, notamment l’Espagnol, le Quechua ou l’Aymara, parmi tant d’autres…!
C’est parti pour un road trip d’un peu plus de 2 semaines !


Itinéraire de 16 jours

Nous avons fait une boucle, Lima étant notre point d’arrivée et de départ. Nous nous sommes concentrés sur la partie Sud du pays, et n’avons malheureusement pas pu voir le Nord vu le temps imparti : les distances sont déjà très importantes (ne pas négliger le fait que les routes soient montagneuses !) et nous avons choisi de nous déplacer qu’avec des bus locaux (et un vol interne). Aucun regret, ce n’est que partie remise !

Astuce : N’hésitez pas à zoomer sur la carte et à cliquer sur les points d’intérêt pour découvrir les destinations !


Mon carnet de voyage

Accédez facilement aux différentes étapes de l’itinéraire ci-dessus… Mes « incontournables » sont en gras !


Jour 1 & 2

Lima

Bien arrivés à Lima après plus ou moins 20h de trajet (vol de 16h avec une escale à Madrid via Air Europa), nous avons à peine le temps de nous acclimater et de rejoindre le centre ville que nous retrouvons Juan, un ami péruvien qui avait fait son « Erasmus » à Manchester la même année que moi.

Après nos retrouvailles, la présentation de Lorenzo à Juan et un bon café, nous partons à la découverte de Lima avec notre « guide » local ! Notre temps sur place est compté : nous devons partir à 17h30 en bus direction Arequipa !

Juan nous amène dans plusieurs spots de la ville :
– l’incontournable quartier Miraflores (Larcomar), plutôt riche, qui donne un superbe point de vue sur l’Océan Pacifique ;
– le barrio Barranco, connu pour ses streets art (notamment le puente de los Suspiros – le pont des soupirs – au-dessus du Bajada de Baños qui mène directement sur une plage) ; à noter qu’il fait très lourd, très humide et que mine de rien, Lima monte et descend beaucoup ! Vous allons donc un peu transpirer 🙂

Après un courte descente à la plage, Juan nous fait avoir notre première vraie expérience locale : prendre le bus !

Nous nous baladons vers la Plaza Mayor et découvrons l’emprunte coloniale espagnole (Cathédrale, Palacia del Gobierno).

Au loin, vous apercevrez de l’autre côté du fleuve (Rio Rimac) plein de maisons colorées : ne vous méprenez pas, il s’agit des favelas de Lima, quartier très pauvre situé sur el Cerro San Cristobal. Bien sûr, il est déconseillé de vous y aventurer seul…

Lima

Nous nous dirigeons vers la gare routière avec Juan et, malheureusement, il est déjà l’heure de nous quitter. Muchas gracias Juanito y hasta pronto!

Nous prenons un bus de nuit (bus cama, avec couchette à 180° s’il vous plait ! via Excluciva) pour rejoindre Arequipa : 16h de bus nous attendent… autant y passer la nuit !

Nous sommes excités comme des puces !


Jour 3

Arequipa

Nous arrivons à 9h30, plutôt bien reposés grâce au bus cama. Arequipa, comparé à Lima ? Une toute autre ambiance ! Arequipa est une ville blanche, beaucoup plus petite, plus personnelle, et est déjà à une belle altitude : 2300m, parfait pour l’acclimatation !

Nous avons toujours un point de repère : le volcan Misti, sur la Cordillère des Andes, avec sa cime enneigée. Nous nous baladons dans le centre d’Arequipa, et je ne peux m’empêcher d’être totalement captivée par tous ces beaux visages, toutes ces couleurs… !

A midi, nous dégustons notre premier cuy (se prononce… couille) et vous ne devinerez jamais ce dont il s’agit…!

Pauvre petite peluche… ! Il s’agit d’un cochon d’inde, un met de choix au Pérou, quand se réserve traditionnellement pour les grands jours de fêtes !

Nous poursuivons notre ballade un petit peu en dehors de la ville, et le contraste ville/ruralité est saisissant, seulement à quelques minutes à pieds de la belle Arequipa.

Nous devons reprendre la route ce soir, via un bus à la gare routière, pour rejoindre Cabanaconde et le Canyon de Colca. Le départ d’Arequipa étant prévu à 1h du matin (arrivée à Cabanaconde à 6h), nous comptons bien occuper notre soirée, mais nous sommes surpris par l’heure à laquelle tombe la nuit !

Nous rejoignons la gare routière, qui est, elle-même, dépaysante : des femmes hurlent à tout va pour vendre les derniers tickets, les gens se pressent, apportent des valises, des gros gros sacs de marchandises, des animaux (oui oui !) !

Malgré le spectacle, la fatigue prend un peu le dessus, nous somnolons dans le brouhaha, et … notre bus arrive ! Il est quasi vide, peu confortable comparé à celui de la veille (normal, nous n’avons pas pris un bus cama donc les sièges ne se couchent pas). Nous finissons par nous endormir ; mais au fur à mesure des 5h de trajet, le bus s’arrête, prend des gens, recommence. Le bus quasi vide devient plus que plein à tel point qu’il y a des gens compressés dans l’allée et que Lorenzo se retrouve à une bolivienne quasi assise sur ses genoux !


Jour 4

Trek du canyon de Colca, Cabanaconde & Oasis de Sangale

Arrivés à Cabanaconde après ce trajet mémorable (et vraiment peu d’heures de sommeil au compteur), nous partons directement pour le trek du Canyon de Colca. Cabanaconde, c’est un petit village quechua de quelques milliers d’habitants, situé à 3.200m d’altitude, qui surplombe le canyon (c’est bien ça le problème, vous verrez ensuite 😉 ) et est entouré de montagnes / volcans aux sommets enneigés.

Tôt le matin, ce village est quasi désertique, hormis les femmes qui s’affairent à tout va, malgré la rudesse du climat ici. Grand respect pour ces femmes, et gros coup de cœur pour la destination !

Nous voyageons avec nos backpacks, du coup, pour les alléger, nous décidons de laisser une partie de nos affaires chez un des petits commerçants de la place ( c’est très courant visiblement), moyennant un pourboire.

C’est là que commence la vraie aventure ! N’étant pas bien équipé pour ce trek (pas de chaussures de rando), la descente du canyon a été pour le peu acrobatique ! On glissait sur le sable, le soleil tapait son plein… mais punaise, qu’est ce que c’était beau !

Pour ceux qui auraient éventuellement un petit coup de mou, il y a régulièrement des ânes (mégas chargés) qui descendent vers l’oasis…!

Nous avions réservé un logement dans l’Oasis en contre bas, et après ces quelques heures de descente (3h30 – 4h), nous étions super heureux de pouvoir nous poser et profiter de la beauté et sérénité du lieu !


Jour 5

Du Cañon de Colca à Yanque

Lever tout en rougeur ! Le soleil de la veille a bien frappé ! Nous remontons le Canyon dès le matin afin de profiter de la fraîcheur et pouvoir observer la vue de la vallée à la lumière du petit matin . Heureusement, la montée s’est avérée beaucoup plus facile que la descente, et plus rapide : en 2h-2h30, c’était plié !

Sur le chemin du retour, nous sommes tombés en face d’un … volcan en éruption ! Personne ne s’affolait vraiment, mais tout le monde en parlait. Bon, pas de quoi s’inquiéter n’est-ce pas ?

De retour sur la place de Cabanaconde, nous récupérons nos affaires et trouvons un groupe de touristes français, qui avaient leur propre chauffeur et qui s’arrêtaient justement où nous comptions aller : au Mirador del Cruz del Condor, parfait ! Ils ont gentiment acceptés de nous prendre avec eux (sinon, nous devions attendre pour qu’un collectivo arrive sur la place de Cabanaconde).

Levez les yeux au ciel et admirez ! Vous ne devez pas attendre très longtemps pour voir les condors des andes. Ce rapace charognard, est, de par son envergure (3m20 – jusqu’à 3m50), le plus grand oiseau volant terrestre. Mieux vaut ne pas tomber entre ses griffes !

Nous nous arrêtons au bord de la route pour attendre un bus qui va jusqu’à Yanke, notre point de chute du soir. Nous faisons la rencontre d’une jeune maman bolivienne avec sa petite… c’était un moment très simple, et en même temps très touchant.

Yanque. Cela ne vous dit sûrement rien car ce n’est pas un lieu indiqué sur les guides touristiques, il n’y a rien à faire ou à voir en particulier, si ce n’est observer les boliviens qui vivent leur vie de tous les jours, au village ou au milieu des prairies, avec leur culture en terrasse.

Et pourtant, avec le recul, je crois que c’est le village qui nous a le plus marqué ! Nous n’avions pas d’attente, nous n’avons pas été déçus… bien au contraire !

Nous avions réservé l’hôtel Tradicion Colca, un peu excentré du village. A l’arrivée, la gérante (française, décidément !) nous propose une « prestation » qui était inclus dans notre nuit. Ça a été la surprise, et malgré la fatigue accumulée, nous acceptons. Une guide bolivienne ne parlant que espagnol nous a guidé parmi les montagnes environnantes de Yanque.

Le paysage était à couper le souffle ! Pour finir en beauté, nous sommes arrivés aux Aguas Caliente de Yanque, des bains thermaux à plus de 35°, à la tombée de la nuit et la fraîcheur qui va avec, quasi rien que pour nous ! Ces eaux tirent leur chaleur des activités souterraines volcaniques de la région.

Nous rentrons, heureux. Après un ou deux pisco sours à l’hôtel, on entend de la musique au loin. Fatigués, on décide d’y aller quand même ! C’était la fête du village.

Au début, on se sentait assez « intrus » parmi ces célébrations, étant les seuls non Boliviens. Puis un homme nous a intégré dans un cercle et nous avons dansé avec eux, c’était fou ! Il faut savoir que quand ils dansent, ils sont très sérieux, ne sourient pas, et les hommes et les femmes sont séparés. Ils avaient fait une exception pour nous visiblement…!


Jour 6

De Yanque à Puno

De Yanque, nous devons rejoindre Chivay pour prendre notre bus direction Puno (environ 7h de bus). C’est jour de marché à Chivay (comme tous les jours a priori 🙂 ).

Nous sommes partis en début d’après-midi avec la compagnie 4M. L’avantage, c’est qu’elle propose de faire le parcours tout en proposant des stops intéressants sur le chemin : observation de volcans, arrêt à la Pampa Cañahuas, à la réserve nationale de Salinas y Aguada Blanca, à Patawasi, à Lagunillas…

L’inconvénient, c’est qu’à la base c’est un transporteur : il n’y a donc pas vraiment beaucoup d’explications (malgré la présence d’un guide) et les arrêts sont de courte durée. Et cette option est plus chère qu’un déplacement normal d’un point A à un point B (l’équivalent de 93€ pour nous deux). Nous avons quand même privilégié cette option afin de pouvoir profiter un maximum de notre voyage, et pouvoir nous dégourdir les jambes plus souvent 🙂

Nous arrivons de nuit à Puno, et allons directement à notre hôtel « Yacht lago Tititca », très excentré du centre de Puno, via un taxi. Nous devinons le lac Tititcaca mais, de nuit, impossible d’en saisir son étendu.


Jour 7

Puno et le lac Titicaca

MAGIQUE !
Quelle ne fut pas notre surprise avec ce réveil nuancé de rose et de bleu, au pied du lac Titicaca ? Ce lac, berceau des Incas et des croyances amérindiennes, est le plus haut lac navigable au monde, avec ses 3800m d’altitude.

Après notre petit-déjeuner et quelques photos pour capter ce moment unique, direction Puno et le port du lac, afin de rejoindre les îles du lac (Uros, Amantani, Taquile). Je m’étais renseignée au préalable, j’avais lu qu’on pouvait réserver des nuits chez l’habitant et le transport pour se déplacer d’une île à l’autre… Mais je n’avais pas vraiment trouvé comment faire. Du coup, rien de mieux que de se rendre sur place – tôt (avant 8h30) – pour pouvoir partir le jour même et y passer au moins une nuit.

La personne a qui on achète le billet nous fait un prix que l’on estime douteux. On négocie un peu, et hop, nous voilà partis, avec quelques provisions en plus : des paquets de riz et d’épices pour la famille chez qui on logera le soir (vivement conseillé de ne pas arriver les mains vides chez nos hôtes d’un soir).

A vrai dire, je ne sais toujours pas tellement comment ces familles d’accueil sont rémunérées… Sur place, Martin (notre hôte sur l’île d’Amantani) nous avoue profiter du tourisme comme un complément, mais que cela ne suffisait pas et que sa famille et lui devaient bien tous les jours aller au champs, cultiver les papas (patates) et réaliser tous les travaux des champs, à la main, à l’ancienne de notre point de vue…

Notre premier stop : las islas flotantes de los Uros.
Il y a une cinquantaine d’îles flottantes sur le Lac Titicaca, capable justement de flotter de par leur composition en totora (couches de roseaux). Les roseaux sont superposés et, toutes les deux semaines, les habitants ajoutent une nouvelle couche pour remplacer la couche immergée, détériorée, et donc pour éviter de couler !

Si le tour est très -trop ! – bien rôdé et touristique, cela n’empêche pas qu’il s’agit de découvrir comment vivaient des centaines d’indiens Uros, encore jusque dans les années 1950, et leurs techniques savantes pour vivre sur le lac ! Visiblement, quelques 100-150 uros y vivent encore de la pêche, mais malheureusement, la majorité a disparu.

Nous reprenons le bateau et mettons le Cap sur l’île d’Amantani, où nous faisons la connaissance de Martin et de sa famille, qui nous hébergerons pour la nuit. Le sommet comporte deux lieux sacrés dédiés à Pachatata (Terre Père) et à Pachamama (Terre Mère).  Attention, vous allez avoir le souffle coupé, au sens propre comme au sens figuré ! Du fait de l’altitude, nous avons peiné à monter et Lorenzo a souffert d’un gros mal de tête.

Le dîner se passe en tout simplicité, avec Martin, sa femme, sa fille unique du même âge que moi et son gendre, et leur petit fille, dans la « cuisine » (petite pièce où nous peinions à tous être assis ensemble). Au menu, soupe de quinoa, patate, légumes, et une discussion très enrichissante quant à leur manière de vivre, le fonctionnement de l’île très communautaire et sur les différences avec la France ou la Belgique. J’avoue avoir été surprise car sa fille et son gendre n’étaient pas encore mariés, et c’était totalement accepté.

Et c’est parti pour une soirée dansante organisée à la bolivienne !


Jour 8

Lac Titicaca puis Puno

Déjà le réveil et l’heure de dire au revoir à la famille ! Je laisse en souvenir à Martin une photo polaroïd de lui entourée de sa famille. Il était très ému car il ne semblait pas habitué à avoir des photos de ces proches… Très beau moment …

Nous partons pour Taquile où les paysages sont splendides, beaucoup plus verts, et où nous rencontrons à nouveau de nombreuses familles péruviennes vivant de leur exploitation familiale. Là-bas, tout le monde met la main à la pâte, les grands-parents et les femmes en ligne de front. On peut remarquer que les habits traditionnels sont beaucoup moins colorés que ceux de l’île d’Uros ou d’Amantani.

En début d’après-midi, après l’ascension sur le « toit de l’île », il est temps de reprendre le large, et de retourner à Puno et de retrouver le dieu inca qui domine le lac Titicaca.


Jour 9

De Puno à Cusco

Nous reprenons un bus touristique (comme de Chivay à Puno), mais cette fois-ci avec la compagnie Inka Express. Quasi 10h de bus, 100€ pour deux et de nombreux arrêts très intéressants : musée de Pukara, col de la Raya qui marque la séparation entre la région de Puno et Cusco, le site archéologique pré-colombien de Raqchi et encore à Andahuaylillas, la chapelle sixtine des Andes.

Ce que j’adore par-dessus tout, c’est la curiosité de ces enfants rencontrés tout le long de notre voyage, qui viennent à nous d’une manière si naturelle, sans air effarouché…!

Nous arrivons à la tombée de la nuit à Cusco, vers 17H30. Cependant, la plaza de armas est toujours très animée et nous nous sentons tout de suite bien à Cusco, qui sera notre ville de villégiature jusqu’au lendemain et lorsque nous reviendrons du Machu Picchu.


Jour 10

Vallée Sacrée

Belle journée en perspective, avec plusieurs points de chute incontournables de la région de Cusco (si vous aimez les vestiges pré-colombien, vous allez être servis !), sur la vallée sacrée des Incas !

Nous avons réservé ce tour « Vallée Sacrée » directement via une agence locale, à Cusco la veille, et partons donc de très bonne heure avec un petit bus d’une quinzaine de personnes. Ce tour inclus les prix d’entrée de chaque site (boleto turistico). Nos compagnons de route, eux, retournerons à Cusco le soir (il s’agit d’une excursion à la journée), alors que nous, nous enchaînerons avec notre train Perurail, destination finale : Aguas Calientes pour la visite le lendemain du … Macchu Picchu ! Nous avions réservé notre billet de train quelques mois à l’avance.
Avant de partir, ne pas oublier de booker à l’avance : 1/ le train pour Aguas Calientes, 2/ l’entrée dans le parc national du Macchu Picchu ! Il y a un quota limité d’entrées par jour pour préserver le site… ce serait dommage de s’y rendre sans pouvoir y entrer !

Premier stop du circuit de ce jour : à Urubamba où on nous enseigne l’art du tissage , la fabrication et la teinte du textile traditionnel si coloré, à base de produit 100 % naturel. A ne pas rater également à Urubamba : son marché traditionnel, justement très haut en couleurs !

Nous poursuivons jusqu’au Salinas de Maras, une vraie mosaïque de petits « prés salés », en terrasse, dont seuls les locaux d’ici ont le secret ! Accrochée à la montagne, la terre d’ici regorge de sel.

Chaque famille de Maras possède son petit carré de sel, et le cultive : l’eau salée qui surgit du sol est stockée dans ces piscines, avec l’évaporation l’eau se retire et le sel apparaît. Après traitement et regroupement dans les coopératives, chacun peut vendre son sel.

Nous repartons d’ici, le souffle coupé. Qui plus est parce que le chauffeur a failli reculer dans le vide au-dessus des salines !!!

Next stop (on enchaîne on enchaîne …!) : direction Moray, réputé pour ses énigmatiques ruines disposées en cercles concentriques, à 150m plus bas de là où nous sommes arrivés en bus. Selon certains scientifiques, cela aurait pu être un centre d’expérimentation Inca, pour mieux connaitre leurs terrains et leur terre, son rendement en fonction de la météo et de l’orientation des terrasses vis-à-vis du soleil.

La fin du circuit de la Valle des Incas va se terminer pour nous à Ollantaytambo, un mystique village de pierres. En effet, toutes les pierres sont taillées de telles sortent qu’elles s’imbriquent parfaitement les unes avec les autres.

Ollantaytambo est également très connu pour ses ruines, son temple du soleil, ses immenses blocs de pierres (qui pèseraient jusqu’à 50 tonnes) trônant en haut des terrasses, surplombant la vallée ! Encore aujourd’hui, tout le monde se demande bien comment ils avaient fait pour les amener jusqu’ici ! Mais ils sont fous ces Incas !

Et surtout, la ville servait de point de contrôle pour accéder au Machu Picchu. Elle a été un au lieu de résistance inca, lorsque les conquistadors espagnols sont arrivés au Pérou…

Vu que nous ne retournons pas tout de suite à Cusco, et que nous avons un peu de temps avant de prendre notre train, nous en profitons pour nous balader dans le village et monter sur la colline que nous voyons depuis les ruines (la colline, qui par ailleurs à la forme d’un visage… la colline aurait-elle des yeux ? 🙂 ). En tout cas, elle nous a donné une sacrée fenêtre sur le monde, nous avons adoré arpenter cette montagne !

Retour dans le centre du village, et nous prenons finalement notre train jusqu’à Aguas Calientes, la ville dortoire du Machu Picchu. Le train est bien sûr très cher (145€ pour nous deux) et il n’y a vraiment rien à faire à Aguas Caliente.

Autre option que le train pour rejoindre le site du Machu Picchu depuis Aguas Calientes
Visiblement, il est possible de rejoindre le site à pied via la ruta Hydroelectrica (2h30 de marche). Nous ne connaissions pas cette option, mais nous l’aurions certainement envisagée, d’autant plus que le bus qui nous amène de Aguas Calientes jusqu’au Machu Picchu n’est pas donné.

Nous avons été sincèrement troublés par le changement de comportement des locaux sur place, peu accueillants et certainement lassés de voir autant de touristes défilés, et pour la première fois depuis notre arrivée, avons eu un souci dans un restaurant.

Accès au Machu Picchu
Pensez à bien réserver votre entrée dans le parc national au moins 2 mois à l’avance (l’accès est limité à 2500 personnes), sur le site officiel. Attention, si vous souhaitez également vous rendre au Huayna Picchu, il faut s’y prendre encore un peu plus en avance car les places sont encore plus restreintes (400 !). Lorsque vous réservez, essayez de prendre le créneau horaire le plus tôt possible dans la journée, histoire de profiter du Machu Picchu sans trop trop de touristes (comme vous 🙂 ) autour !


Jour 11

Machu Picchu & Huayna Picchu

Nous partons à 5h30 d’Aguas Calientes afin de prendre le bus à l’arrêt que nous avions repéré la veille et d’arriver à notre créneau horaire (réservé à 7h) pour l’ascension du Huayna Picchu.

Une fois arrivés sur place, la magie opère de suite, même si c’est finalement déstabilisant d’arriver sur le site et de ne pas découvrir immédiatement l’image qu’on se fait tous du Machu Picchu (à savoir, avec le sommet du Huyna Picchu en toile de fond)…!

Mais c’est encore mieux de vagabonder dans ce sanctuaire chargés d’histoires et de découvrir au fur et à mesure son histoire justement ! Personnellement, l’époque des Incas me paraissait super lointaine, mais il faut bien se dire que la première pierre de ce site a été posée au début du 15ème siècle. Le site a été abandonné moins d’un siècle plus tard, les habitants devant sûrement fuir les Conquistadors et se rassembler pour les combattre. Fort heureusement, les espagnols n’ont jamais trouvé le Macchu Picchu, ce qui fait que le site a pu rester intact, sans être pillé ni détruit, au contraire de nombreux autres sites Incas… D’ailleurs, le site n’a été découvert qu’en 1911, par un historien américain !

Le temps file, nous devons absolument nous rendre au Huyna Picchu afin de respecter notre créneau horaire réservé pour son ascension. Le Huyna Picchu, c’est la « petite montagne », certainement la plus photographiée au monde !, qui domine complètement le site du Macchu Picchu. Le nom vient du quechua et signifie « jeune pic » (et Machu Picchu : « vieille montagne »). Les incas se servaient de cette montagne comme de mirador… et pour cause !

360m de dénivelé plus tard, à 2720m d’altitude… Notre souffle est coupé ! Et les ruines du site nous paraissent touuutes petites !

L’ascension du Huayna Picchu réveille de bon matin ! Du haut, nous avons une vue imprenable sur la citadelle inca.

Nous redescendons tranquillement de notre perchoir… et bien sûr, cliché oblige, il y a quelques lamas présents sur le site. On ne peut résister !

L’après-midi, nous optons pour un guide à l’entrée du site (il y en a beaucoup qui propose leur service) : c’est tout de même mieux de comprendre exactement ce que nous voyons 🙂 et beaucoup plus enrichissant que de simplement passer devant la moindre pierre sans en connaitre l’explication.

Vous pourrez ainsi mieux mesurer le chef d’oeuvre qu’est le Machu Picchu, l’architecture et l’urbanisme de ses différents quartiers (urbain et agricole, avec ses terrasses), la composition de la communauté, sa hiérarchie, leurs lieux de prières et de culte… Un vrai musée à ciel ouvert ! (et un immense terrain de cache-cache !).

Nous arpentons le site, grimpons… et là, l’apothéose !


Jour 12

Retour sur Cusco

En mode récupération après notre visite intensive de la veille ! Nous avons quelques heures à tuer à Aguas Calientes avant de reprendre notre train pour Cusco.

N’étant pas forcément séduits par la ville, nous en sommes sortis pour faire une petite rando le long des voies de chemin de fer, sur la fameuse voie « Hydroelectricas » qui mène au Machu Picchu.


Jour 13

Montaña de los siete colores
ou rainbow mountain

Impossible de rester à Cusco sans faire le trek de la Montaña de los Siete Colores ! Attention cependant à être parfaitement acclimaté, le trek est rude : quand à Cusco nous sommes à 3500m d’altitude, nous sommes à Vinicunca (le vrai nom de la montagne) à 5200m d’altitude ! Attention, vous pouvez perdre votre souffle, être pris de migraine ou avoir des vertiges… Sans parler du FROID qu’il fait en haut !

Comment se rendre à Vinicunca ?
De nombreuses agences propose le transport et l’accompagnement depuis Cusco. Nous voulions réserver à l’avance, directement en ligne, mais le tarif est moins élevé directement sur place ! Vous pourrez non seulement négocier un peu et surtout vou arranger quant au lieu de prise en charge. A noter que Vinicunca se situe à plus de 3h30 de route de Cusco, les départs de la cité Inca sont donc très matinaux (rendez-vous sur la plaza de armas vers 4h du matin).

Pour les moins téméraires (ou les victimes de l’altitude!), il est possible de faire la rando à dos de cheval, accompagnés de locaux, aux costumes et chapeaux encore différents de ceux vu jusqu’à présent !

Avant d’arriver au point de chute de cette ascension fulgurante, on en prend vraiment PLEIN le yeux : les figures géométriques dans le ciel dessinées par les cimes enneigées des montagnes, le surréalisme de ces paysages colorés aux milles facettes… Ces locaux locos ! Ces femmes et enfants qui bravent le froid chaque jour pour accompagner des touristes ; ces hommes en petites sandalettes en train de traîner leurs animaux têtus, à passer par-dessus les ruisseaux … ! Ces couleurs, les boudeurs… Tout simplement ce tout, indescriptible.

Cette montagne, située sur la Cordillère des Andes, doit sa couleur à une accumulation de sédiments depuis des millions d’années (oxyde de fer pour le rouge, sulfate de cuivre pour le vert, souffre pour le jaune).

Même si l’effort est intense… autant que le vent est glacial tout là-haut… Vous serez purement récompensés à l’arrivée au sommet ! Un merveilleux souvenir imprimé à tout jamais… !


Jour 14

Cusco

Après tous nos efforts des derniers jours, nous nous octroyons une journée de « repos » (entendre, « visites ») à Cusco, dans laquelle nous n’avions finalement fait que passer jusqu’à présent.

Premier arrêt, au Cristo Blanco (où nous nous sommes rendus en bus car il faut grimper à fond !), qui donne une vue panoramique sur toute la cité. Non, non, promis : nous ne sommes pas à Rio !

Les pierres que l’on peut voir ici sont celles des ruines du complexe inca Sacsayhuamán. Nous ne les avons pas visitées, mais là encore, l’assemblage des pierres, sans ciment of course, est impressionnant : les maçons d’aujourd’hui n’ont qu’à bien se tenir !

A midi, direction le mercado San Pedro pour manger et surtout boire ces bons jus de fruits frais !

La balade se poursuit dans les ruelles tantôt exiguës, tantôt de pierres incas imbriquées les unes aux autres, tantôt coloniales de Cusco… jusqu’au coucher de soleil en hauteur, perchés au Mirador de San Blas.


Jour 15 & 16

De Cusco à Bruxelles

De Cusco, nous prenons un vol interne pour Lima, et de Lima pour Bruxelles. La partie la moins intéressante du voyage bien sûr, mais nous remportons avec nous toutes les couleurs du Pérou dans nos backpacks ainsi que tous les sourires dans notre mémoire ! Gracias Peru !



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